Archive for the ‘Lettres’ Category

Dernière lettre

janvier 22, 2010

Bon sang mais qu’est-ce que ça peut bien foutre que vous m’aimiez, que vous soyez là avec moi ?
Demain vous serez vivants, pas moi.PAS MOI.
Je serai seule devant la mort et même un suicide collectif ne changerai rien à rien. Il faudra toujours que je l’affronte, cette grande salope. Juste elle et moi.
Tu peux dire ce que tu veux, c’est pas toi qui vas mourir, c’est moi, c’est moi.
Je vais mourir et pas toi.
Je ne veux pas mourir, tu comprends, c’est pas juste et tes bonnes paroles je m’en tape.

Je n’ai pas peur de mourir. Je souffre, j’ai mal et j’en ai assez. Je ne verrai pas mes neveux et nièces grandir, je ne verrai pas mes amis vieillir, je ne saurai jamais si ma meilleure amie a trouvé le prince charmant. Je saurai jamais quelle tête j’aurai à 40 ans. Je ne verrai pas les cheveux blancs de mes parents.

Mais regarde-les, regarde-les : ils parlent, ils s’apitoient, ils vont jusqu’à pleurer. Ils savent bien, eux, qu’ils ne vont pas mourir, peuvent pas s’empêcher d’être soulagés, heureux.
« Ouf, je ne suis pas malade ».
Alors, ils peuvent bien pleurer aujourd’hui. Demain, ils se lèveront comme d’habitude.
Et moi, je me lèverai et je me dirai « un jour de moins ». Ca je ne peux pas l’oublier, c’est collé à moi.
Je n’en peux plus d’être en colère, de pleurer ou d’oublier puis de me rappeler, j’attends et ça me tue.


Ciao, V.

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Grand-mère

janvier 22, 2010

‘lut Beck,

[…]

Oui, j’ai vu Grand’M. Et on a bien discuté ensemble. C’était moins pire que ce que je craignais.

En fait, qu’est-ce qui me permet de croire que les vieux ne pensent pas à la mort ? Le fait que moi-même j’y pense peu et que l’être humain donne toujours à l’autre ses propres pensées ?

J’ai tort.

La proximité de la mort nous rapproche, GM et moi. La longévité d’une personne âgée est censée lui apporter sagesse et séreinité. ( GM et moi, on n’y croit pas : un jeune con va devenir un vieux con.) Alors qu’en vérité, la mort qui arrive aurait plutôt tendance à pousser à l’inconscience, une fuite en avant, une griserie aveuglante. La peur n’est pas propice à la réflexion, elle agit comme un instinct, elle pousse à l’acte. Le « je vais mourir » lanscinant hypnotise les facultés de la raison, refrain paralysant. D’où vient cette idée stupide que les gens qui vont mourir possèdent une qualité de plus que les autres ? Parce que quelques-uns mourrant pour une noble cause, génies de leur vivant, ont su maginifier leur dernier instant par leur sacrifice, par les derniers mots prononcés.

Stupide, stupide.

C’est ma vie qui doit servir d’exemple ( à qui? à quoi ?). Disons que si je pouvais choisir, c’est ma vie qie je donnerai en exemple. Mamort a tous les risques d’être insupportable, lente et douloureuse pour mes proches et moi-même. J’attache trop d’importance à la vie pour mettre un terme au peu qi me reste. En tout cas, aujourd’hui je le sais.

Tu avais raison, ça m’a fait du bien de voir GM.

[…]

Ciao, V.

Maman-SS

janvier 22, 2010

‘lut Beck,

[…]

Non, elle ne prend pas la place de Maman. C’est totalement con de croire ça. Ca n’a rien à voir.

Jai une amie, une véritable amie, à qui parler et parce qu’elle est plus âgée que moi, tout le monde me hurle que je fais un transfert maternel.

C’est que tu ne sais pas ce que c’est qu’une amie.

C’est que tu n’as jamais eu d’amie.

Avec une amie, tu combines à la fois l’amour et la virginité du passé. Avec une soeur, le passé a parfois un tel poids qu’il empêche l’évolution des relations, même si tu sais que les liens du sang seront toujours plus forts que les engueulades débiles qui arrivent quand on se chipote l’amour parental. Et puis aprés tout, si c’est ma deuxième mère, tu devrais être contente, ça te laisse le champ libre. Mais toi et moi, on s’aimera toujours, malgré tout.

Avec une amie, le fait que le passé n’ait pas été partagé te laisse une grande liberté. C’est gênant parce qu’il faut d’abord apprendre à se connaître et que ça créée des frictions, mais, comme pour les liens du sang, l’amour est plus fort. On est capable de dépasser tout ça. Et quand je dis amour, ce n’est pas sexuel, enfin plus maintenant, c’est SS !! la blonde la plus sexy d’Hollywood, merde !! J’avoue avoir ressenti un désir physique au début mais c’est passé. Il y a tellement d’autres émotions plus fortes.

Maman n’a pas à s’inquiéter. Ma jument de Maman a tellement d’obstacles à franchir, elle ne doit pas s’inquiéter.

Ce que je ressens, ça ressemble à une onde de chaleur qui finit par t’inonder, puis l’envie d’être ensemble, le plus près possible de son souffle pour l’entendre respirer.

Tu peux avancer sous son regard sans craindre de te tromper, de faire une erreur ou de la décevoir parce que ce regard ne te juge pas, elle n’a pas d’attente vis-à-vis de toi, elle n’a pas placé d’espoir en toi. Elle est là comme le ciel au-dessus de ta tête.

Imagine un jour que le ciel disparaisse, qu’à tout moment ton corps risque de tomber dans le néant,  sa main te retient avant la chute.

Je sais que ça ressemble pourtant bien à une déclaration d’amour, et bien oui, alors, je l’aime.

Et tu ne peux pas appeler ça autrement qu’amour.

Alors, fous-moi la paix et laisse-moi l’aimer.

[…]

Ciao, V.



Cindy_bis

janvier 22, 2010

Papier accompagnant la lettre « Cindy ».

Cid : être pft. Intelligence supérieure, physique excellent. La domination du cerveau sur le corps, le corps au service de l’intelligence. Une machine bionique, un androïde construit par la société.

L’amour : son énergie, une humanisation nécessaire pour aimer et être aimée. Elle : «  Soyons clair, nous nous sommes mariés parce que mon mari et moi nous nous aimons et nous voulons que la société reconnaisse notre amour. Ce n’est pas le mariage en soi qui nous motive. Ce serait plutôt l’acte social qu’il représente. Nous nous affirmons l’un à l’autre ainsi qu’à la société que nous voulons passer notre vie ensemble, que nous voulons des enfants ensemble. Si d’autres pensent que vivre ensemble sans passer devant le maire suffit à exprimer tout cela, pas de problème.Nous avons envisagé la façon la plus directe, la meilleure pour nos enfants, de signifier à tous que nous nous aimons. Il se trouve que dans notre société, cela passe par le mariage, donc nous sommes mariés. »

Quand j’aime, je baise, je le dis, je le fais, je le prouve. Je ne sors pas le code civil et le manuel du petit discours. Fais chier la vieille.

Cindy

janvier 22, 2010

Salut Beck, très chère Beck

[…]

Tu peux dire ce que tu veux. Seulement voilà, Cindy m’a sauvé et chez certains peuples, cela signifie que ma vie lui appartient. C’est pour ça qu ‘elle se permet d’être si dure avec moi. Mais elle ne peut s’empêcher de m’aimer.

Je l’ai laissée, autorisée disons, à intervenir dans ma vie uniquement pour cette raison : elle ne me fera jamais aucun mal. Nos relations ont changé ( les nôtres, de toi à moi, aussi, n’est-ce pas ? ) Je ne ressens pas la même chose qu’avec toi. Le regard qu’elle porte sur moi me juge, toi tu me comprends, en tout cas, tu ne me juges pas.

Mais elle est trop intelligente ( si intelligente ! ) pour m’empêcher de mal agir. Pire que ça, plus vicieuse que tous, elle fait en sorte que je choisisse par moi-même le meilleur chemin. Une belle salope ! Que veux-tu, depuis que ma deuxième soeur m’a sauvé la vie, elle se croit responsable de ma vie, elle croit que je lui appartiens !

Cid m’a sauvé la vie, c’est un être parfait, je ne peux pas m’empêcher de l’admirer. Elle sait, voit, devine tout. Elle savait que j’avais envie de mourir, elle avait deviné d’aprés le portrait de SS comment aller évoluer notre relation. Elle voit quand je pars, quand je n’aime pas, elle a percé mes défenses. Rien qu’à mon comportement, elle sait ce que je pense. Et si je dis que c’est un être parfait, c’est parce qu’elle n’est pas vraiment humaine. Oh, elle aime, oui, bien sûr, mais elle calcule tout ce qu’elle fait. Avec précision. Elle assume ses peurs et ses faiblesses et elle agit avec ( pas contre, comme n’importe quel idiot). En fait, elle ressemble à ses super héros des feuilletons à qui rien de vraiment grave n’arrive. C’est très rassurant de savoir qu’un super héros veille sur toi.

Au début, ça m’a plutôt pousser à tenter le diable mais ça n’a pas duré, juste le temps de reconnaître les limites de ma prison. Et puis je ne la vois pas souvent, juste assez pour qu’elle suive de loin mes petites aventures. Ca lui permet de continuer à avoir peur pour moi.

Peut-être que j’ai aussi peur qu’elle.Que ça me rassure d’écrire tout ça, que ça me persuade que finalement, il y a quelqu’un qui me protège et que toi tu me comprends.

Cia, V.

Bonjour à ton fils et à ton mari.

Ne perds pas le papier qui est avec la lettre. Merci.

SS

janvier 22, 2010

‘lut Beck,

[…]

Je suis arrivée au port depuis deux jours. L’accueil a été franchement méfiant. Une forteresse, ce tournage ! J’espère que ce film sera bon pour rembourser le financement de la sécurité. Ca m’a tellement stressée que j’ai accumulé les gaffes, sans parler de SS.

Mais commençons par le commencement.

Je suis arrivée plus tard que prévu, ils n’ont pas voulu me laisser rentrer. SS a débarqué, furieuse. Elle m’a gerbé dessus, et m’a traité comme de la merde tout le reste de la journée. Je me suis retenue, en fait j’étais fatiguée.

Bien dormi en tout cas.

Le lendemain, on a fait un petit trajet en voiture jusqu’au lieu de tournage. Pendant tout le voyage, cette garce m’a donné des ordres : fais ci, fais ça, t’as pas intérête à faire ça, tu bouges pas, gnagnagna. Bon Dieu ! J’ai craqué, je l’ai gerbée, je me suis cassée. Dés que la voiture s’est arrêtée, j’ai fichu le camp hors du tournage. Elle avait l’air emmerdé, tant pis.

Quand je suis revenue, il faut toujours revenir, elle s’était calmée. On a beaucoup parlé, toute la nuit. C’est la première fois que je suis obligée d’expliquer à quelqu’un comment m’aimer, qu’il y a des moyens d’aimer bons et mauvais. Mais ça va, elle est intelligente, elle a vite compris et puis je la soupçonne de m’avoir écouté pour me faire croire qu’elle était gentille ou pour regagner ma confiance. Je lui ai dit qui j’étais plus facilement comme ça. Je lui ai tout dit.

Le lendemain, sur le tournage, c’était moins marrant. Je n’ai rien vu ou presque. Juste ce qui passait entre les deux épaules des gars de la sécurité. Bon, faut dire que j’ai commmencé par faire quelques conneries. Je me suis pris les pieds dans les cables et j’ai fait tomber quelques trucs, j’ai éternué au mauvais moment, la grande blonde n’a pas osé intervenir en ma faveur. Je la comprends, j’ai pas mal foiré.

Mais, alors le pire, pour me punir, ils m’ont mis à la table des enfants !! Je me suis vengée, j’ai organisé une bataille de yaourts, on a bien rigolé.

Et j’ai parlé avec IA !! Je lui ai demandé un autographe en français ! Avec mon accent de vache italienne. Super ! Evidemment, on a parlé, un peu, un tout petit peu.

Dis-moi pourquoi je suis venue ? Cette nana-là, je la connais à peine. J’ai pris le risque et puis bon, il y avait aussi IA, j’allais pas louper l’occasion de la rencontrer ! Je me demande si la grande blonde ne l’a pas fait exprès. Mystère.

[…]

Ciao, V.

Amour

janvier 22, 2010

‘lut Beck,

[…]

Je ne vois pas pourquoi tu t’étonnes.

Je me suis mise en ménage, c’est tout.

Mais je ne l’aime pas. Parce qu’en fait, c’est ce que tu me reproches.

Non, je ne l’aime pas. Je ne l’aime pas parce que je ne pourrais pas faire autant de mal à quelqu’un que j’aime. Tout ce qu’il va gagner, dans cette histoire, c’est finir par rester veuf, tout seul à me pleurer. Bon sang, tu crois peut-être que ça a été facile pour moi, de prendre cette décision ! Je rencontre enfin quelqu’un qui ne demande rien, qui accepte de vivre comme je veux sans rien en échange et je dois le laisser !!

J’ai longuement réfléchi, même si tu n’y crois pas, je ne veux pas mourir seule et puis je me vois mal revenir chez les parents pour crever dans mon lit d’enfant. Plutôt que de m’engueuler, tu ferais mieux de m’aider ou de l’aider lui.

J’ai tout essayé pour qu’il parte, je me suis conduite comme une salope, je l’ai viré, je me suis enfuie. Il est toujours là. Nous avons perdu assez de temps avec mes conneries. Il nous en reste peu, et nous voulons en profiter le plus possible. On va essayer de vivre normalement, il continuera à bosser pour ne pas mettre en suspens sa carrière, comme ça aprés, il pourra se noyer dans le boulot.

J’ai parfois envie d’un enfant pour qu’il ne reste pas seul à me pleurer. Mais il y a des risques et ça reviendrai à faire un orphelin.

Au début, je n’y croyais pas.

Il est riche, beau, célèbre, intelligent, sympa. Pourquoi moi? Qu’est-ce qu’il peut bien me trouver ? Je n’ai rien d’extraordinaire, en tant que femme, je veux dire, je ne fais pas semblant d’être modeste, je suis peintre et je sais quel peintre mais en tant que femme, je ne suis pas mieux qu’une autre. Je me disais : je suis une passade, un truc un peu plus excitant qu’une groupie. Stupide idée quand on le connait un peu. Je me disais : allez, céde au fantasme, couche avec George Clooney. Stupide ! On m’a trop appris à me méfier.

Nous nous aimons c’est tout .

Nous avons peu de temps pour nous aimer.

Alors, pense ce que tu veux mais fous-moi la paix.

[…]

Ciao, V.

1ère fois

janvier 22, 2010

‘lut Beck,

[…]

Comme tu l’as sûrement deviné, ça y est !

Je t’épargnes les clichés genre : « ça fait mal, c’est pas terrible… »

MON DIEU, quel homme ! Quel corps ! Toutes les nuances du brun, (non il n’est pas noir , il est caramel.) sur des muscles ronds, la peau douce. Ca m’a autant excité que ses mains sombres sur ma peau pâle. On l’a fait chez lui, dans le garage à moto, quelle caille! Le ciment c’est froid. Pas romantique, je sais mais sans importance, vraiment .

J’ai enfin compris pourquoi dans les films, les scènes de déshabillage sont coupées, quand on arrive aux chaussures, c’est trop drôle, impossible de rester sérieux. J’avais mes docks, 10 minutes de lacet chacune !

Au moment fatidique, j’ai fermé les yeux et je ne sa vais plus si je lui caressais la tête ou le dos ou les fesses, il a le crâne rasé.

La puissance de ses bras

La douceur de ses mains

[…]

Ciao, V.

Tu l’as fait, toi aussi, je l’ai senti.

Lettres_1

janvier 22, 2010

Je suis Rebecca, la sœur jumelle de Vic. Nous avons été élevés comme deux sœurs qui ont le même âge, c’est-à-dire que nous n’avons jamais porté de vêtements identiques, que nous n’avons jamais été dans la même classe ni la même école. Nous sommes aussi différentes de caractère que nous nous ressemblons physiquement. Nos choix nous ont séparées tôt : Vic a arrêté l’école pour peindre et j’ai tenu à poursuivre mes études. Nous sommes restées proches malgré ou à cause de cela. Nous avons été jusqu’à la caricature des vraies jumelles. Nous savions tout de l’autre et nous communiquions par écrit, par téléphone, mail, fax….

Je ne peux vous livrer toutes nos lettres à cause du nombre, parce que certaines parlent de choses trop intimes ou de gens encore en vie qui ne désirent pas être nommés. J’espère que celles que je vous envoie vous permettront de vous faire une autre idée de Vic, de son évolution. Elles parlent toutes plus ou moins longuement d’amour, ou au moins de la naissance de l’amour. Vic est un être qu’il est difficile de ne pas aimer. Cela tient sans doute à son regard. Ses yeux semblaient toujours avoir quelque chose d’important à vous dire, à vous confier, à vous demander, un appel au secours à lancer. Cela vous rendait important.

D’ailleurs, les gens qui la rencontraient, surtout ceux qui la voyaient pour la première fois, avaient un geste protecteur, involontaire et immédiat. Ceux qui la connaissaient mieux avaient appris à se retenir comme si Vic allait s’effondrer sous leur caresse. Mais chacun avait envie de lui toucher les cheveux, la joue, l’épaule pour la rassurer, un tout petit geste, à peine esquissé.

Vic le savait et en jouait parfois.

Elle paraissait fragile mais c’était parce qu’elle croyait qu’il était plus facile de jouer à être fort que de montrer ses faiblesses et les assumer. Dans les couples qu’elle a formés avec ceux et celles qu’elle a aimés, y compris le nôtre, le plus fort n’était pas celui que l’on croit.

Vic peignait et écrivait sur n’importe quel support : papier, carton, bois… Certaines de ses lettres ressemblent à des notes quotidiennes, elles sont rédigées ou pas sur des bouts de prospectus, journaux, enveloppes. Pour elle, la lecture de ses écrits ne signifiait pas une violation de son intimité, ce n’était pas un journal qu’elle rédigeait. Ces mots m’étaient adressés comme à un deuxième soi-même doublé d’un archiviste. Elle n’attendait pas nécessairement de réponse. Et je suis sûre qu’elle ne m’envoyait pas tout ce qu’elle écrivait. Le reste, je pense qu’elle le brûlait comme elle a brûlé ses premières toiles. Elle n’envoyait que ce qu’elle voulait conserver, sans s’inquiéter de savoir si je le lisais ou non.

Voici quelques bribes de son œuvre écrite. Les lettres sont présentées dans l’ordre chronologique.

1ère fois
Amour
SS
Cindy
Maman/SS
Grand’mère
Dernière lettre